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Culture : le "petit bonnet carmin" (la chéchia)
Jeudi 29 Janvier 2009
La chéchia est un bonnet de feutre, rouge en Tunisie.
Elle est encore portée par les hommes, alors que le reste de la tenue vestimentaire s'est occidentalisé.
Elle est appelée aussi "petit bonnet carmin".
L'ancien président Bourguiba la portait toujours.
Après l'indépendance de la Tunisie en 1956, et avec l'arrivée des produits manufacturés et de coutumes en provenance de l'Occident, elle a perdu de son importance.
Elle est encore portée par les hommes, alors que le reste de la tenue vestimentaire s'est occidentalisé.
Elle est appelée aussi "petit bonnet carmin".
L'ancien président Bourguiba la portait toujours.
Après l'indépendance de la Tunisie en 1956, et avec l'arrivée des produits manufacturés et de coutumes en provenance de l'Occident, elle a perdu de son importance.
La chéchia est apparue en Tunisie au XVIIème siècle.
Elle a été importée d'Espagne en Tunisie par les morisques (les musulmans de la péninsule ibérique convertis de force au catholicisme puis expulsés au cours des siècles après la prise en 1492 de Grenade).
La chéchia ne tardera pas à occuper trois souks entiers dans la médina de Tunis, tant son succès était grand, donnant du travail à des milliers de personnes.
Elle a été importée d'Espagne en Tunisie par les morisques (les musulmans de la péninsule ibérique convertis de force au catholicisme puis expulsés au cours des siècles après la prise en 1492 de Grenade).
La chéchia ne tardera pas à occuper trois souks entiers dans la médina de Tunis, tant son succès était grand, donnant du travail à des milliers de personnes.
Sa fabrication est considérée comme un art raffiné et répond à des traditions strictes, avec passage d'un examen approfondi devant un comité désigné d'artisans.
"L'industrie du chéchia est la plus raffinée, dans tous les domaines de l'artisanat, et est encore soumise à des tests sévères", dit Hajj Hechmi, membre de ce comité, à Magharebia. "Tout le monde ne peut pas s'en réclamer fabricant. Beaucoup l'ont appris de leur père, ou se sont formés avec un artisan compétent. "
La chéchia est faite de laine peignée, puis tricotée par les femmes sous forme de bonnets (kabbous).
Cerux ci sont alors envoyés au foulage : ils sont mouillés avec de l'eau chaude et du savon, et les hommes les foulent aux pieds (cela se fait aussi mécaniquement), longtemps, afin de les détremper, à tel point que les mailles du tricot auront quasiment disparu.
Puis ils subissent un traitement au chardon. Cette plante piquante sert au cardage (ou peignage) afin de transformer le feutre en velours duveté. Cependant, de plus en plus souvent désormais, le chardon est remplacé par la brosse métallique.
Enfin la chéchia est teinte en rouge vermillon.
"L'industrie du chéchia est la plus raffinée, dans tous les domaines de l'artisanat, et est encore soumise à des tests sévères", dit Hajj Hechmi, membre de ce comité, à Magharebia. "Tout le monde ne peut pas s'en réclamer fabricant. Beaucoup l'ont appris de leur père, ou se sont formés avec un artisan compétent. "
La chéchia est faite de laine peignée, puis tricotée par les femmes sous forme de bonnets (kabbous).
Cerux ci sont alors envoyés au foulage : ils sont mouillés avec de l'eau chaude et du savon, et les hommes les foulent aux pieds (cela se fait aussi mécaniquement), longtemps, afin de les détremper, à tel point que les mailles du tricot auront quasiment disparu.
Puis ils subissent un traitement au chardon. Cette plante piquante sert au cardage (ou peignage) afin de transformer le feutre en velours duveté. Cependant, de plus en plus souvent désormais, le chardon est remplacé par la brosse métallique.
Enfin la chéchia est teinte en rouge vermillon.
1 : L'atelier est situé près d'un pont-barrage.
2 : Les sacs remplis de bonnets tricotés non traités, qui arrivent accrochés 2 par 2.
3 : Les machines servant, avec de l'eau et un mouvement énergique, à transformer les bonnets tricotés en petites calottes de laine feutrée.
4 : L'ouvrier empile les calottes de laine feutrées, elles sont encore reliées 2 à 2.
5 : Christophe mon mari se fait expliquer le passage des bonnets tricotés en calottes de laine feutrée, puis la mise en forme "aplatie".
6 : Dans la pièce d'à côté, un ouvrier passe les calottes de laine feutrée à la teinture rouge.
7 : Il les lance à un autre ouvrier...
8 : Qui les rince au jet d'eau.
2 : Les sacs remplis de bonnets tricotés non traités, qui arrivent accrochés 2 par 2.
3 : Les machines servant, avec de l'eau et un mouvement énergique, à transformer les bonnets tricotés en petites calottes de laine feutrée.
4 : L'ouvrier empile les calottes de laine feutrées, elles sont encore reliées 2 à 2.
5 : Christophe mon mari se fait expliquer le passage des bonnets tricotés en calottes de laine feutrée, puis la mise en forme "aplatie".
6 : Dans la pièce d'à côté, un ouvrier passe les calottes de laine feutrée à la teinture rouge.
7 : Il les lance à un autre ouvrier...
8 : Qui les rince au jet d'eau.
Rédigé par sophie herault le Jeudi 29 Janvier 2009 à 16:04
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